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  • av Maurice Barres
    289,-

    " Il est des lieux qui tirent l'âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l'émotion religieuse. L'étroite prairie de Lourdes, entre un rocher et son gave rapide; la plage mélancolique d'où les Saintes-Maries nous orientent vers la Sainte-Baume; l'abrupt rocher de la Sainte-Victoire tout baigné d'horreur dantesque, quand on l'aborde par le vallon aux terres sanglantes; l'héroïque Vézelay, en Bourgogne; le Puy-de-Dôme; les grottes des Eyzies, où l'on révère les premières traces de l'humanité; la lande de Carnac, qui parmi les bruyères et les ajoncs dresse ses pierres inexpliquées; la forêt de Brocéliande, pleine de rumeur et de feux follets, où Merlin par les jours d'orage gémit encore dans sa fontaine; Alise-Sainte-Reine et le mont Auxois, promontoire sous une pluie presque constante, autel où les Gaulois moururent aux pieds de leurs dieux; le mont Saint-Michel, qui surgit comme un miracle des sables mouvants; la noire forêt des Ardennes, tout inquiétude et mystère, d'où le génie tira, du milieu des bêtes et des fées, ses fictions les plus aériennes; Domremy enfin, qui porte en- core sur sa colline son Bois Chenu, ses trois fontaines, sa chapelle de Bermont, et près de l'église la maison de Jeanne."

  • av Rene Guenon
    289,-

    " Lorsque nous avons, il y a quelques années, écrit Orient et Occident, nous pensions avoir donné, sur les questions qui faisaient l¿objet de ce livre, toutes les indications utiles, pour le moment tout au moins. Depuis lors, les événements sont allés en se précipitant avec une vitesse toujours croissante, et, sans nous faire changer d¿ailleurs un seul mot à ce que nous disions alors, ils rendent opportunes certaines précisions complémentaires et nous amènent à développer des points de vue sur lesquels nous n¿avions pas cru nécessaire d¿insister tout d¿abord. Ces précisions s¿imposent d¿autant plus que nous avons vu s¿affirmer de nouveau, en ces derniers temps, et sous une forme assez agressive, quelques-unes des confusions que nous nous sommes déjà attaché précisément à dissiper ; tout en nous abstenant soigneusement de nous mêler à aucune polémique, nous avons jugé bon de remettre les choses au point une fois de plus. Il est, dans cet ordre, des considérations, même élémentaires, qui semblent tellement étrangères à l¿immense majorité de nos contemporains, que, pour les leur faire comprendre, il ne faut pas se lasser d¿y revenir à maintes reprises, en les présentant sous leurs différents aspects, et en expliquant plus complètement, à mesure que les circonstances le permettent, ce qui peut donner lieu à des difficultés qüil n¿était pas toujours possible de prévoir du premier coup.Le titre même du présent volume demande quelques explications que nous devons fournir avant tout, afin que l¿on sache bien comment nous l¿entendons et qüil n¿y ait à cet égard aucune équivoque. ¿e l¿on puisse parler d¿une crise du monde moderne, en prenant ce mot de « crise " dans son acception la plus ordinaire, c¿est une chose que beaucoup ne mettent déjà plus en doute, et, à cet égard tout au moins, il s¿est produit un changement assez sensible : sous l¿action même des événements, certaines illusions commencent à se dissiper, et nous ne pouvons, pour notre part, que nous en féliciter, car il y a là, malgré tout, un symptôme assez favorable, l¿indice d¿une possibilité de redressement de la mentalité contemporaine, quelque chose qui apparaît comme une faible lueur au milieu du chaos actuel. C¿est ainsi que la croyance à un « progrès " indéfini, qui était tenue naguëre encore pour une sorte de dogme intangible et indiscutable, n¿est plus aussi généralement admise ; certains entrevoient plus ou moins vaguement, plus ou moins confusément, que la civilisation occidentale, au lieu d¿aller toujours en continuant à se développer dans le même sens, pourrait bien arriver un jour à un point d¿arrêt, ou même sombrer entièrement dans quelque cataclysme. Peut-être ceux-là ne voient-ils pas nettement où est le danger, et les craintes chimériques ou puériles qüils manifestent parfois prouvent suffisamment la persistance de bien des erreurs dans leur esprit ; mais enfin c¿est déjà quelque chose qüils se rendent compte qüil y a un danger, même s¿ils le sentent plus qüils ne le comprennent vraiment, et qüils parviennent à concevoir que cette civilisation dont les modernes sont si infatués n¿occupe pas une place privilégiée dans l¿histoire du monde, qüelle peut avoir le même sort que tant d¿autres qui ont déjà disparu à des époques plus ou moins lointaines, et dont certaines n¿ont laissé derrière elles que des traces infimes, des vestiges à peine perceptibles ou difficilement reconnaissables."

  • av Nicolas Flamel
    289,-

    " Il faut une certaine audace pour traiter un pareil sujet à la fin du XIXe siècle.Nous sommes cependant convaincus d¿avance que le lecteur nous pardonnera eu égard à notre sincérité.En effet, nous venons offrir au public non pas les conclusions d¿un mystique enthousiasme non plus que les critiques partiales d¿un esprit prévenu, mais bien le résultat d¿un travail positif digne d¿être pris en considération par tous les gens sérieux.Nous allons d¿abord voir ce qüil faut entendre par le mot de Pierre Philosophale et pour cela nous aurons à résumer l¿opinion des alchimistes les plus instruits. Quand nous saurons la signification scientifique de cette expression, il nous faudra voir si elle est, oui ou non, en contradiction avec les données de la chimie contemporaine. Éclairés sur ces deux points, nous aborderons l¿Histoire, cherchant avec la plus grande impartialité si la Pierre Philosophale a donné de son existence des preuves sérieuses et irréfutables, capables d¿être facilement contrôlées par le lecteur. Ce sera là le point capital de notre travail, la raison d¿être de toute notre étude.C¿est alors que nous pourrons dire quelques mots de la grande famille alchimique, des doctrines de ses membres et des débris de leur science subsistant encore dans l¿architecture de nos vieux monuments et les rites de certains hauts grades de la Franc-Maçonnerie. Enfin une petite liste des livres les plus utiles au débutant terminera nos recherches.Tel est le plan de notre travail ; nous espérons qüil ne fera pas trop regretter au lecteur les quelques minutes que lui prendra sa lecture et nous prions d¿excuser d¿avance les imperfections qui pourraient s¿y trouver uniquement imputables à l¿auteur de l¿étude et non aux doctrines et aux maîtres étudiés."

  • av Jack London
    289,-

  • av Leon Tolstoi
    289,-

  • av Papus
    289,-

    " L¿Occultisme a conquis, depuis quelques années, une place importante dans l¿esprit de beaucoup de chercheurs contemporains. Lorsque l¿on fut certain que la plupart des phénomènes produits par la force psychique étaient réels, on se sou- vint qüil existait une théorie particulière de ces phénomènes : la Magie. Les Mages de Perse prétendaient expliquer et produire à volonté des faits du même genre ; il était donc intéressant de connaître leurs idées à cet égard. Ces idées ne sont pas aussi perdues qüon pourrait le croire au premier abord. Une étude , même superficiel l e , des auteurs qui se sont occupés de Magie et d¿ Alchimie à travers les âges et quelques rapprochements entre les idées exposées par ces auteurs et celle émises dans le Zend Avesta d¿une part et la Kabbale d¿autre part, permet de reconnaître, sous les transformations des termes à travers les siècles, une concordance parfaite dans les idées. De tout cela se dégage une doctrine particulière qui, chose curieuse, peut très bien s¿allier à nos théories scientifiques contemporaines, et, bien plus, peut aider la science à déblayer un peu le chaos des faits, encore inexpliqués, de la nature."

  • av William Shakespeare
    289,-

    ESCENA PRIMERA. Roma.¿Una calle.[Entran FLAVIO, MARULO y una turba de CIUDADANOS.] FLAVIO Idos á vuestras casas, gente ociosa. A vuestras casas. ¿Por ventura es fiesta? ¡Qué! ¿no sabéis que siendo menestrales Debéis llevar en días de trabajo De vuestra profesión el distintivo? Habla, ¿qué oficio tienes? CIUD. 1-° Carpintero. MARULO. ¿Dónde está tu mandil? ¿dónde tu regla? ¿Por qué te vistes tus mejores galas? Y tú, ¿qué oficio tienes? CIUD. 2.° Francamente,con relación á trabajos finos, no hago, como si dijeramos, más que remendar.MARULO. ¿Pero qué oficio es el tuyo? Contesta de seguida.

  • av Juan Valera
    368,-

    Nunca, estimada señora y bondadosa amiga, soñé con ser escritor popular. No me explico la causa, pero es lo cierto que tengo y tendré siempre pocos lectores. Mi afición á escribir es, sin embargo, tan fuerte, que puede más que la indiferencia del público y que mis desengaños.Varias veces me dí ya por vencido y hasta por muerto; mas apenas dejé de ser escritor, cuando reviví como tal bajo diversa forma. Primero fuí poeta lírico, luego periodista, luego crítico, luego aspiré á filósofo, luego tuve mis intenciones y conatos de dramaturgo zarzuelero, y al cabo traté de figurar como novelista en el largo catálogo de nuestros autores.Bajo esta última forma es como la gente me ha recibido menos mal; pero aun así, no las tengo todas conmigo. Mi musa es tan voluntariosa, que hace lo que quiere y no lo que yo le mando. De aquí proviene que, si por dicha logro aplausos, es por falta de previsión. Escribí mi primera novela sin caer hasta el fin en que era novela lo que escribía. Acababa yo de leer multitud de libros devotos.

  • av Emilia Pardo Bazan
    228,-

    Había un compañero de oficina, un señor Picardo, que nos divertía infinito -díjome el cesante, sacudiendo momentáneamente la preocupación que le abruma, a consecuencia de haberse quedado sin empleo-. Tanto nos divertía, que desde que él faltó, la oficina parecía un velatorio, a pesar de las diabluras y humoradas de nuestro célebre Reinaldo Anís.Picardo y Anís andaban enzarzados siempre, y eran impagables sus peloteras. Ha de saberse que Picardo, siendo un cuitado en el fondo, tenía un genio cascarrabias. Por eso nos entretenía pincharle, porque saltaba, ¡saltaba como un diablillo! Y era perderse de risa oír los desatinos que discurría Anís, las invenciones que se traía cada mañana para desesperar al santo varón.Picardo padecía la enfermedad de admirar; era apasionado de Moret, a quien oía en la tribuna del Congreso; apasionado de Silvela, como estadista; apasionado de la Barrientos, desde una noche que le regalaron unos paraísos y oyó el Barbero. Y nosotros le volvíamos tarumba negando la elocuencia de don Segismundo, el acierto de don Francisco y los gorgoritos de la diva. Anís ponía a votos la cuestión.-Verá usted lo que todos opinan...-A mí no me convencen ustedes. Cada cual tiene su criterio.

  • av Antonio Machado
    289,-

    La verdad es la verdad, dígala Agamenón o su porquero. Agamenón.-Conforme. El porquero.-No me convence. ** (Mairena, en su clase de Retórica y Poética.) ¿Señor Pérez, salga usted a la pizarra y escriba: «Los eventos consuetudinarios que acontecen en la rúa.» El alumno escribe lo que se le dicta. ¿Vaya usted poniendo eso en lenguaje poético. El alumno, después de meditar, escribe: «Lo que pasa en la calle.» Mairena.-No está mal. **¿Cada día, señores, la literatura es más escrita y menos hablada. La consecuencia es que cada día se escriba peor, en una prosa fría, sin gracia, aunque no exenta de corrección, y que la oratoria sea un refrito de la palabra escrita, donde antes se había enterrado la palabra hablada. En todo orador de nuestros días hay siempre un periodista chapucero. Lo importante es hablar bien: con viveza, lógica y gracia. Lo demás se os dará por añadidura.

  • av Emilia Pardo Bazan
    289,-

    La primer señal por donde Asís Taboada se hizo cargo de que había salido de los limbos del sueño, fue un dolor como si le barrenasen las sienes de parte a parte con un barreno finísimo; luego le pareció que las raíces del pelo se le convertían en millares de puntas de aguja y se le clavaban en el cráneo. También notó que la boca estaba pegajosita, amarga y seca; la lengua, hecha un pedazo de esparto; las mejillas ardían; latían desaforadamente las arterias; y el cuerpo declaraba a gritos que, si era ya hora muy razonable de saltar de cama, no estaba él para valentías tales. Suspiró la señora; dio una vuelta, convenciéndose de que tenía molidísimos los huesos; alcanzó el cordón de la campanilla, y tiró con garbo. Entró la doncella, pisando quedo, y entreabrió las maderas del cuarto-tocador. Una flecha de luz se coló en la alcoba, y Asís exclamó con voz ronca y debilitada: -Menos abierto... Muy poco... Así. -¿Cómo le va, señorita? -preguntó muy solícita la Ángela (por mal nombre Diabla)-. ¿Se encuentra algo más aliviada ahora?

  • av Emilia Pardo Bazan
    228,-

    Con gran sorpresa oyó Isabel de boca de su amiga Claudia, mujer formal entre todas, y en quien la belleza sirve de realce a la virtud, como al azul esmalte el rico marco de oro, la confesión siguiente:-Aquí, donde me ves, he cometido una infidelidad crudelísima, y si hoy soy tan firme y perseverante en mis afectos, es precisamente porque me aleccionaron las tristes consecuencias de aquel capricho.-¡Capricho tú! -repitió Isabel atónita.-Yo, hija mía... Perfecto, sólo Dios. Y gracias cuando los errores nos enseñan y nos depuran el alma.Con levadura de malignidad, pensó Isabel para su bata de encaje:"Te veo, pajarita... ¡Fíese usted de las moscas muertas! Buenas cosas habrás hecho a cencerros tapados... Si cuentas esta, es a fin de que creamos en tu conversión."Y, despierta una empecatada curiosidad y una complacencia diabólica, volvióse la amiga todo oídos... Las primeras frases de Claudia fueron alarmantes.-Cuando sucedió estaba yo soltera todavía... La inocencia no siempre nos escuda contra los errores sentimentales. Una chiquilla de dieciséis años ignora el alcance de sus acciones; juega con fuego sobre barriles atestados de pólvora, y no es capaz de compasión, por lo mismo que no ha sufrido...La fisonomía de Claudia expresó, al decir así, tanta tristeza, que Isabel vio escrita en la hermosa cara la historia de las continuas y desvergonzadas traiciones que al esposo de su amiga achacaban con sobrado fundamento la voz pública. Y sin apiadarse, Isabel murmuró interiormente:"Prepara, sí, prepara la rebaja... Ya conocemos estas semiconfesiones con reservas mentales y excusas confitadas... El maridito se aprovecha; pero por lo visto has madrugado tú... Pues por mí, absolución sin penitencia, hija... ¡Y cómo sabe revestirse de contrición!"En efecto, Claudia, cabizbaja, entornaba los brillantes ojos, velados por una humareda oscura, profundamente melancólica.

  • av Charles Dickens
    289,-

    ¡Sí...! ¡Un loco! ¡Cómo sobrecogía mi corazón esa palabra hace años! ¡Cómo habría despertado el terror que solía sobrevenirme a veces, enviando la sangre silbante y hormigueante por mis venas, hasta que el rocío frío del miedo aparecía en gruesas gotas sobre mi piel y las rodillas se entrechocaban por el espanto! Y, sin embargo, ahora me agrada. Es un hermoso nombre. Mostradme al monarca cuyo ceño colérico haya sido temido alguna vez más que el brillo de la mirada de un loco... cuyas cuerdas y hachas fueran la mitad de seguras que el apretón de un loco. ¡Ja, ja! ¡Es algo grande estar loco! Ser contemplado como un león salvaje a través de los barrotes de hierro... rechinar los dientes y aullar, durante la noche larga y tranquila, con el sonido alegre de una cadena, pesada... y rodar y retorcerse entre la paja extasiado por tan valerosa música. ¡Un hurra por el manicomio! ¡Ay, es un lugar excelente!

  • av Louisa M. Alcott
    289,-

    ¿Caballero, ¿quiere hacer el favor de decirme si estoy en Plumfield?... ¿ preguntó un muchacho andrajoso, dirigiéndose al señor que había abierto la gran puerta de la casa ante la cual se detuvo el ómnibus que condujo al niño. ¿Sí, amiguito; ¿de parte de quién vienes? ¿De parte de Laurence. Traigo una carta para la señora. El caballero hablaba afectuosa y alegremente; el muchacho, más animado, se dispuso a entrar. A través de la finísima lluvia primaveral que caía sobre el césped y sobre los árboles cuajados de retoños, Nathaniel contempló un edificio amplio y cuadrado, de aspecto hospitalario, con vetusto pórtico, anchurosa escalera y grandes ventanas iluminadas. Ni persianas ni cortinas velaban las luces; antes de penetrar en el interior, Nathaniel vio muchas minúsculas sombras danzando sobre los muros, oyó un zumbido de voces juveniles y pensó, tristemente, en que sería difícil que quisieran aceptar, en aquella magnífica casa, a un huésped pobre, harapiento y sin hogar como él. ¿Por lo menos, veré a la señora ¿ se dijo, haciendo sonar tímidamente la gran cabeza de grifo que servía de llamador. Una sirvienta carirredonda y coloradota abrió sonriendo y tomó la carta que el pequeñuelo silenciosamente le ofreció. Parecía acostumbrada a recibir niños extraños: hizo que tomase asiento en el vestíbulo y se alejó, diciendo:¿Espera un poco, y sacúdete el agua que traes encima.

  • av Pedro Antonio de Alarcon
    228,-

    Ni soy yo el primer escritor que a la vejez ha caído en la cuenta de que le convenía redactar por el mismo el Prólogo general de sus Obras, ni deja de ser necesario que todos los autores realicen, como despedida, algo semejante. Porque, una de dos: o no tienen en nada sus libros, en cuyo caso deben quemarlos y prohibir a sus herederos que los reimpriman, o los consideran dignos del público, ya sea por debilidad de padre, ya por deferencia a los lectores que pagan: y, en este segundo caso, que es el mío, deben defender aquello que venden; deben deshacer errores y embustes acerca de su origen y significado; deben contestar a criticas basadas en materiales equivocaciones o falsos razonamientos; deben, en fin, poner las cosas en su punto y lugar, para que, llegada la hora de la muerte, no salga cualquier amigo o enemigo desfigurando las intenciones del inerme difunto, con risa o rabia de los pocos o muchos parciales discretos que le queden y, por de contado, con aflicción y pena de los propios hijos -que Dios bendiga, en cuanto a los míos toca. Aquí tenéis, en cuatro palabras, la explicación del epítome o testamento literario que vais a leer; testamento que pienso escribir con la religiosa sinceridad correspondiente a toda confesión, sin dar oídos para nada al agravio, a la vanidad, ni a la conveniencia. De todo lo cual se deduce que sigo en el voluntario propósito, declarado tres años ha en la dedicatoria de LA PRODIGA, de no componer ningún nuevo libro (fuera de la terminación de mis Viajes por España), y que no me ya del todo mal en esta que llamaré barrera del circo literario, viendo ponerse en paz el sol de mi trabajada vida, mientras que allá abajo, sobre la ingrata arena, prosiguen luchando serviles autores y temerarios críticos de la moderna estofa, quienes no se afanan ya por enaltecer sobre el pedestal del Arte los más puros afectos del alma, sino por complacer a la turbamulta, regalándole cromos y fotografías de las peores ruindades del humano cuerpo.

  • av Horacio Quiroga
    228,-

    Una mañana de abril Luis Rohán se detuvo en Florida y Bartolomé Mitre. La noche anterior había vuelto a Buenos Aires, después de año y medio de ausencia. Sentía así mayor el disgusto del aire maloliente, de la escoba matinal sacudiendo en las narices, del vaho pesadísimo de los sótanos de las confiterías. El bello día hacíale echar de menos su vida de allá. La mañana era admirable, con una de esas temperaturas de otoño que, sobrado frescas para una larga estación a la sombra, piden el sol durante dos cuadras nada más. La angosta franja de cielo recuadrada en lo alto, evocábale la inmensidad de sus mañanas de campo, sus tempranas recorridas de monte, donde no se oían ruidos sino roces, en el aire húmedo y picante de hongos y troncos carcomidos.De pronto sintióse cogido del brazo. ¿¡Hola, Rohán! ¿De dónde diablos sale? Hace más de ocho años que no lo veo... Ocho, no; cuatro o cinco, qué se yo... ¿De dónde sale? Quien le detenía era un muchacho de antes, asombrosamente gordo y de frente estrechísima, al cual lo ligaba tanta amistad como la que tuviera con el cartero; pero siendo el muchacho de carácter alegre, creíase obligado a apretarle el brazo, lleno de afectuosa sorpresa.

  • av Francis Scott Fitzgerald
    289 - 368,-

  • av Alain-Rene Lesage
    289,-

    Blas de Santillana, mi padre, después de haber servido muchos años en los ejércitos de la Monarquía española, se retiró al lugar donde había nacido. Casóse con una aldeana, y yo nací al mundo diez meses después que se habían casado. Pasáronse a vivir a Oviedo, donde mi madre se acomodó por ama de gobierno y mi padre por escudero. Como no tenían más bienes que su salario, corría gran peligro mi educación de no haber sido la mejor si Dios no me hubiera deparado un tío que era canónigo de aquella iglesia. Llamábase Gil Pérez, era hermano mayor de mi madre y había sido mi padrino. Figúrate, allá en tu imaginación, lector mío, un hombre pequeño, de tres pies y medio de estatura, extraordinariamente gordo, con la cabeza zambullida entre los hombros, y he aquí la vera efigies de mi tío. Por lo demás, era un eclesiástico que sólo pensaba en darse buena vida; quiero decir en comer y en tratarse bien, para lo cual le suministraba suficientemente la renta de su prebenda.

  • av Charles Dickens
    289,-

    Era el mejor de los tiempos, era el peor de los tiempos, la edad de la sabiduría, y también de la locura; la época de las creencias y de la incredulidad; la era de la luz y de las tinieblas; la primavera de la esperanza y el invierno de la desesperación. Todo lo poseíamos, pero no teníamos nada; caminábamos en derechura al cielo y nos extraviábamos por el camino opuesto. En una palabra, aquella época era tan parecida a la actual, que nuestras más notables autoridades insisten en que, tanto en lo que se refiere al bien como al mal, sólo es aceptable la comparación en grado superlativo. En el trono de Inglaterra había un rey de mandíbula muy desarrollada y una reina de cara corriente; en el trono de Francia había un rey también de gran quijada y una reina de hermoso rostro. En ambos países era más claro que el cristal para los señores del Estado, que las cosas, en general, estaban aseguradas para siempre. Era el año de Nuestro Señor, mil setecientos setenta y cinco. En período tan favorecido como aquél, habían sido concedidas a Inglaterra las revelaciones espirituales. Recientemente la señora Southcott había cumplido el vigésimo quinto aniversario de su aparición sublime en el mundo, que fue anunciada con la antelación debida por un guardia de corps, pronosticando que se hacían preparativos para tragarse a Londres y a Westminster.

  • av Gabriel Miró
    289,-

    Entre dos estribaciones enormes y fragosas del Aylona, serpea el valle de Badaleste, hondo y vicioso.En el horcajo de tamañas sierras, en altitud bravía está Confines, viejo y parduzco pueblecillo sobre cuyo costroso hacinamiento de tejados verdinegros, eleva la decrépita Abadía su campanario estrecho, amarillento y alto, maculado junto a su cornisa por las rudas y ennegrecidas piedras que deja ver un desgarrón de la fachada.Las paredes de las últimas casas del pueblo reciben ávidas las caricias de los primeros verdores del valle. Éstos se originan con escalones inmensos de ondulantes mieses, sombreadas de trecho en trecho por redondos olivos y talludos almendros de retorcidos y negrales troncos.Turnan con los trigos tablares de lozanas hortalizas distribuidas en geométricas figuras; rumorosos maizales; aterronados barbechos; y de nuevo la mies sucede, alta, apretada, undosa, bajando en gradería, afelpando transversalmente en verdes franjas o en oleadas de oro el pie de las colinas.

  • av Francisco De Quevedo
    228,-

    Yo, señora, soy de Segovia. Mi padre se llamó Clemente Pablo, natural del mismo pueblo; Dios le tenga en el cielo. Fue, tal como todos dicen, de oficio barbero, aunque eran tan altos sus pensamientos que se corría de que le llamasen así, diciendo que él era tundidor de mejillas y sastre de barbas. Dicen que era de muy buena cepa, y según él bebía es cosa para creer. Estuvo casado con Aldonza de San Pedro, hija de Diego de San Juan y nieta de Andrés de San Cristóbal. Sospechábase en el pueblo que no era cristiana vieja, aun viéndola con canas y rota, aunque ella, por los nombres y sobrenombres de sus pasados, quiso esforzar que era descendiente de la gloria. Tuvo muy buen parecer para letrado; mujer de amigas y cuadrilla, y de pocos enemigos, porque hasta los tres del alma no los tuvo por tales; persona de valor y conocida por quien era. Padeció grandes trabajos recién casada, y aun después, porque malas lenguas daban en decir que mi padre metía el dos de bastos para sacar el as de oros. Probósele que a todos los que hacía la barba a navaja, mientras les daba con el agua levantándoles la cara para el lavatorio, un mi hermanico de siete años les sacaba muy a su salvo los tuétanos de las faldriqueras. Murió el angelico de unos azotes que le dieron en la cárcel. Sintiólo mucho mi madre, por ser tal que robaba a todos las voluntades. Por estas y otras niñerías estuvo preso, y rigores de justicia, de que hombre no se puede defender, le sacaron por las calles. En lo que toca de medio abajo tratáronle aquellos señores regaladamente. Iba a la brida en bestia segura y de buen paso, con mesura y buen día. Mas de medio arriba, etcétera, que no hay más que decir para quien sabe lo que hace un pintor de suela en unas costillas. Diéronle doscientos escogidos, que de allí a seis años se le contaban por encima de la ropilla. Más se movía el que se los daba que él, cosa que pareció muy bien; divirtióse algo con las alabanzas que iba oyendo de sus buenas carnes, que le estaba de perlas lo colorado.

  • av Tirso de Molina
    228,-

    Salen don PEDRO de Bustos y don ALONSO, su amigo, de noche, con MÚSICOS, por una parte, con un CRIADO con una escala, y por otra don DIEGO Hurtado de Mendoza, de camino, con botas y espuelas, y JUANCHO, vizcaíno, cargado con el cojín y la maleta en la cabeza, ridículamente vestido. Arrímanse a una parte, y mientras cantan vayan paseando el tablado don PEDRO y don ALONSOMÚSICOS: "Si no velaran mis ojos no celebraran las dichas de los que durmiendo matan, de los que matando hechizan. Si no durmieran los tuyos, glorificaran su vista los palpitantes despojos de las más seguras vidas. ¡Ay, ay, qué desdicha! A quien mira su alma, deja sin vida."ALONSO: ¡Extraño recogimientol PEDRO: ¡Doña Ana, doña Ana! DIEGO: Avisa, Juancho, al mozo que las mulas aleje donde, escondidas, aguarden, y vente luego. JUANCHO: ¿No las asas y las pringas; aún no llegas, ya las tienes currucamientos? DIEGO: Ves aprisa. JUANCHO: ¿Tienes gana de comer? ¿Cómo no las necesitas? Juancho, matas holandeses y ya que piensas venías juras a Dios a matar holandeses del barriga. ¿Cantadoreas detienen?

  • av Diego Hurtado De Mendoza
    289,-

    Mi propósito es escribir la guerra que el Rey Católico de España don Felipe el II, hijo del nunca vencido emperador don Carlos, tuvo en el reino de Granada contra los rebeldes nuevamente convertidos, parte de la cual yo vi y parte entendí de personas que en ella pusieron las manos y el entendimiento. Bien sé que muchas cosas de las que escribiere parecerán a algunos livianas y menudas para historia, comparadas a las grandes que de España se hallan escritas: guerras largas de varios sucesos; tomas y desolaciones de ciudades populosas; reyes vencidos y presos; discordias entre padres y hijos, hermanos y hermanos, suegros y yernos; desposeídos, restituidos, y otra vez desposeídos, muertos a hierro; acabados linajes; mudadas sucesiones de reinos; libre y extendido campo y ancha salida para los escritores. Yo escogí camino más estrecho, trabajoso, estéril y sin gloria; pero provechoso y de fruto para los que adelante vinieren: comienzos bajos, rebelión de salteadores, junta de esclavos, tumulto de villanos, competencias, odios, ambiciones y pretensiones; dilación de provisiones, falta de dinero, inconvenientes o no creídos, o tenidos en poco; remisión y flojedad en ánimos acostumbrados a entender, proveer, y disimular mayores cosas; y así, no será cuidado perdido considerar de cuán livianos principios y causas particulares se viene a colmo de grandes trabajos, dificultades y daños públicos, y cuasi fuera de remedio.

  • av Leon Tolstoi
    368,-

    Bien. Desde ahora, Génova y Lucca no son más que haciendas, dominios de la familia Bonaparte. No. Le garantizo a usted que si no me dice que estamos en guerra, si quiere atenuar aún todas las infamias, todas las atrocidades de este Anticristo (de buena fe, creo que lo es), no querré saber nada de usted, no le consideraré amigo mío ni será nunca más el esclavo fiel que usted dice. Bien, buenos días, buenos días. Veo que le atemorizo. Siéntese y hablemos. Así hablaba, en julio de 1805, Ana Pavlovna Scherer, dama de honor y parienta próxima de la emperatriz María Fedorovna, saliendo a recibir a un personaje muy grave, lleno de títulos: el príncipe Basilio, primero en llegar a la velada. Ana Pavlovna tosía hacía ya algunos días. Una gripe, como decía ella-gripe, entonces, era una palabra nueva y muy poco usada-. Todas las cartas que por la mañana había enviado por medio de un lacayo de roja librea decían, sin distinción: «Si no tiene usted nada mejor que hacer, señor conde- o príncipe-, y si la perspectiva de pasar las primeras horas de la noche en casa de una pobre enferma no le aterroriza demasiado, me consideraré encantada recibiéndole en mi palacio entre siete y diez. Ana Scherer.» -¡Dios mío, qué salida más impetuosa!-repuso, sin inmutarse por estas palabras, el Príncipe. Se acercó a Ana Pavlovna, le besó la mano, presentándole el perfumado y resplandeciente cráneo, y tranquilamente se sentó en el diván.

  • av Guillermo Díaz-Caneja
    289,-

    En el nombre del Padre, del Hijo y del Espíritu Santo: eso dije al empezar este libro. ¡Que sea lo que Dios quiera!¿pensé al concluirlo. Siempre he considerado un acto de soberbia, un atrevimiento enorme, la publicación de todo primer libro; pero considero que ese atrevimiento llega á su colmo al tratarse de este mío. Los que hoy son y valen, al publicar nuevas y mejores obras, han demostrado que la publicación de su primer libro, ni fué acto de soberbia, ni atrevimiento inaudito: fué la consecuencia lógica de sus grandes dotes literarias. Yo, toda vez que mi anterior labor es demasiado modesta, no sé si con el tiempo podré justificar la publicación de mi primer libro. ¡Dios lo haga!Al decidirme á publicarlo, lo hago declarando de la manera más solemne que es el peor de cuantos se han escrito, y que su autor es el último de cuantos tomaron la pluma como intérprete de sus ideas. De cosas cortas lo compuse, pensando que para probar tu paciencia, caro lector, ellas se bastan.

  • av Stefan Zweig
    289,-

    " Nachw elchemMan neistAme rika»Ame rika«be nannt?Diese Frage beantwortet schon jedes Schulkind stramm und unbedenklich:nac hAme rigoV espucci. Aber die zweite Frage wird selbst die Erwachsenen schon zögernder und unsicherer finden, die Frage: Warum eigentlich wurde dieser Weltteil gerade auf Amerigo Vespuccis Vornamen getauft? Weil Vespucci Ameri- ka entdeckte? Er hat es niemals entdeckt! Oder vielleicht, weil er als ers- ter statt bloß der vorgelegenen Inseln das eigentliche Festland betreten? Auchdes halbnic ht,dennnic htV espuccihatalsers terdenK ontinentbe- treten, sondern Columbus und Sebastian Cabot. Also dann vielleicht, weil er trügerisch behauptet hat, als erster hier gelandet zu sein? Vespuc ci hat nie diesen Rechtstitel bei irgendeiner Instanz angemeldet. Oder weil er als Gelehrter und Kartograph diesen seinen Namen für dieses Land ehrgeizig vorgeschlagen? "

  • av Arthephius
    289,-

    " Antimony is a mineral participating of saturnine parts, and has in all respects the nature thereof. This saturnine antimony agrees with sol, and contains in itself argent vive, in which no metal is swallowed up, except gold, and gold is truly swallowed up by this antimonial argent vive. Without this argent vive no metal whatsoever can be whitened; it whitens laton, i.e. gold; reduce that perfect body into its prima materia, or first matter, viz. into sulphur and argent vive, of a white color, and outshining a looking glass. It dissolves, I say the perfect body, which is so in its own nature; for this water is friendly and agreeable with the metals, whitening sol, because it contains in itself white or pure argent vive."

  • av P. D. Ouspensky
    289,-

    " No study of occult philosophy is possible without an acquaintance with symbolism, for if the words occultism and symbolism are correctly used, they mean almost one and the same thing. Symbolism cannot be learned as one learns to build bridges or speak a foreign language, and for the interpretation of symbols a special cast of mind is necessary; in addition to knowledge, special faculties, the power of creative thought and a developed imagination are required. One who understands the use of symbolism in the arts, knows, in a general way, what is meant by occult symbolism. But even then a special training of the mind is necessary, in order to comprehend the "language of the Initiates", and to express in this language the intuitions as they arise."

  • av Johann Wolfgang Goethe
    289 - 368,-

  • av Benito Perez Galdos
    289,-

    Lo que vamos á referir ocurrió en Abril y en Semana Santa, que vino aquel año algo atrasada. En cambio la Primavera se había adelantado tanto, que San José trajo muchas flores, la Encarnación más y San Venancio entró lleno de rosas y claveles. Pocas veces se había visto Ficóbriga tan bien engalanada para las festividades religiosas más interesantes al alma y á los ojos del cristiano; y además de la placentera estación y del delicioso temple con que le favorecía Naturaleza, tenía aquel devotísimo pueblo otros motivos de gozo. Sí, sabedlo: aquel año habría procesiones, regocijo de que estuvieron privados los anteriores á causa de la pobreza del clero y lastimosa decadencia del culto. Y aquel año habría procesiones, porque ofrecieron costearlas de su bolsillo particular dos beneméritos ficobrigenses, el Excelentísimo Sr. D. Buenaventura y la señora doña Serafina de Lantigua, hermanos de D. Angel y del difunto D. Juan Crisóstomo, que falleció repentinamente el día de Santiago del año anterior. En el capítulo IV de la primera parte hicimos rápida mención de estas dos estimables personas; mas no era entonces ocasión de hablar mucho de ellas: ahora sí. ¿Venturita y la Serafinädecía á sus amigos en el pórtico de la Abadía la esposa de D. Juan Amarillo,¿han venido á Ficóbriga con el objeto que todos sabemos, y cuanto digan de arreglar la testamentaría del señor D. Juan es farsa y enredo... Aquel desgraciado señor, aunque murió como si le partiera un rayo, dejó sus intereses y sus papeles en orden completo... Pero es preciso decir algo para que el público no se fije en la verdad... ¡Ah, la verdad! ¡Bienaventurados los que, como yo, la ponen por encima de todas las cosas!... Y la verdad es que...

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