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  • av Sun Tzu
    394,-

    Sun Tzüs ancient treatise on the art of war has exerted enormous influence over both Asian and Western soldiers, covering subjects ranging from morale and discipline to the correct use of spies. Despite questions about the historicity of the author, the text has stood the test of time and remains widely read by strategists, politicians, and even business leaders today.Though Dr. Lionel Giles was not the first to translate Sun Tzu into English, he was the first to do so in a systematic and scholarly manner. His translation was unequaled until the mid-20th century, and remains relevant today due to his copious notes.

  • av Andre Norton
    328,-

    A brutal force of insectoid aliens called Throgs effortlessly destroy a Terran survey camp on Warlock, a planet seemingly devoid of intelligent life that both Throgs and Terrans hope to colonize. Two Terrans who survive the enemy attack must go on the run, weaponless and with only a pair of wolverines as their companions. These survivors are driven to an unknown destination by dreams so powerful that they may be visions; but as they get closer to their goal, crossing brutal landscapes, tumultuous seas, and fog-filled caverns, the two find themselves losing control over their actions and unsure of what is real in this strange and hostile world.

  • av Jules Verne
    368 - 381,-

  • av Francois Coppee
    228,-

  • av Paul Margueritte
    228,-

    Tout le long du trajet, Albert fut maussade. Pourtant, l¿idée qüil allait connaître l¿Océan, courir les grèves, oublier pendant deux mois le lycée, le ravissait. Mais, avec la vanité ridicule et l¿égoïsme maladif de ses quinze ans, il se sentait mal à l¿aise, dans le wagon, s¿imaginant que chacun fixait les yeux sur lui. Un vieillard à lunettes lui jetait, de temps à autre, un regard bleu et froid. Albert se persuadait qüun col trop étroit, qüon lui avait imposé, attirait ainsi l¿attention ; humilié, boudant de ce qüil lui faudrait user cette douzaine de cols encore neufs, il en voulait à sa mère, et, pour bien lui marquer son mécontentement, il haussait le menton, se démanchait le cou, risquait une grimace douloureuse. Cette tactique n¿obtenant aucun succès, et Mme Janville regardant obstinément défiler la campagne, derrière la vitre, avec ce visage ferme et résigné des veuves auxquelles la vie n¿est pas toujours facile, et qui n¿élèvent pas un fils unique sans tiraillements ni souffrances, Albert se composa une expression d¿amertume et de dédain, la bouche à la Bonaparte, le front inspiré, de l¿air de quelqüun qui regarde de haut l¿univers et scrute l¿avenir. Ah ! comme il porterait des faux cols à son goût, quand il aurait atteint sa majorité.

  • av Alphonse Allais
    368,-

    "Faits divers" d'Alphonse Allais est un recueil d'histoires courtes et humoristiques qui offre un regard satirique et décalé sur les petits événements de la vie quotidienne. À travers son style inimitable, l'auteur nous transporte dans un univers loufoque où l'absurde et l'ironie règnent en maîtres.Chaque histoire met en scène des personnages extravagants et des situations rocambolesques. Allais joue avec les mots, les expressions et les clichés pour créer des situations comiques et inattendues. Il évoque ainsi des sujets variés, tels que les rencontres amoureuses ratées, les quiproquos, les malentendus et les petites mésaventures du quotidien.Avec une dose d'humour noir et de sarcasme, Allais se moque des conventions sociales et des comportements humains, tout en suscitant le sourire du lecteur. Chaque histoire est une véritable pépite de drôlerie, où l'humour est subtil et décalé.Ce recueil "Faits divers" est un véritable joyau d'humour littéraire, où Alphonse Allais démontre son talent pour l'écriture comique et sa capacité à surprendre et à amuser ses lecteurs. Ce livre est un régal pour les amateurs d'humour décalé et de jeux de mots, et il séduira aussi bien les nouveaux lecteurs que les fans du célèbre auteur français.

  • av Charles Perrault
    228 - 240,-

  • av Laure Conan
    289,-

    C¿était en l¿année 1625, aux premiers jours du printemps. M. Garnier, maître des requêtes au conseil du roi, avait déjà abandonné son hôtel de Paris pour sa délicieuse villa d¿Auteuil. Comme il rentrait chez lui, un soir : ¿ Eh bien, demanda sa femme en l¿apercevant, avez-vous été à Port-Royal ? ¿ J¿en arrive, lui répondit le magistrat, qui prit un siège et vint tranquillement s¿asseoir près d¿elle, en face de la cheminée. Suivant votre recommandation, j¿ai vu d¿abord madame l¿abbesse. ¿ Et qüa dit la mère Angélique ? demanda madame Garnier, pliant la tapisserie à laquelle elle travaillait. ¿ Ce qüelle a dit ?... Mais que nous l¿affligions... que le départ de mademoiselle Méliand serait un deuil pour Port-Royal... Elle m¿a prié de ne rien dire à l¿enfant de sa sortie prochaine, se réservant de l¿en informer au dernier moment... Elle prétend que la pensée du départ la troublerait... qüelle ne ferait plus rien... ¿ Nous n¿aurions pas pensé à cela, dit madame Garnier, qui sourit. ¿ Mais les Arnauld sont de fiers travailleurs. ¿ Et la mère Angélique est bien de la famille. ¿ Étrange destinée que la sienne ! fit le magistrat : abbesse de Port-Royal à onze ans, et réformatrice de son ordre à dix-huit !... ¿ J¿admire la mère Angélique, dit madame Garnier avec chaleur. ¿ Tout le monde l¿admire... Malgré sa vocation si peu régulière, elle a merveilleusement bien tourné. Mais, entre nous, je n¿aime guère Port-Royal... J¿en reviens toujours glacé.

  • av Marcel Proust
    289,-

    Alfred de Vigny.On sait que bien avant d¿aller ce jour-là (le jour où avait lieu la soirée de la princesse de Guermantes) rendre au duc et à la duchesse la visite que je viens de raconter, j¿avais épié leur retour et fait, pendant la durée de mon guet, une découverte, concernant particulièrement M. de Charlus, mais si importante en elle-même que j¿ai jusqüici, jusqüau moment de pouvoir lui donner la place et l¿étendue voulues, différé de la rapporter. J¿avais, comme je l¿ai dit, délaissé le point de vue merveilleux, si confortablement aménagé au haut de la maison, d¿où l¿on embrasse les pentes accidentées par où l¿on monte jusqüà l¿hôtel de Bréquigny, et qui sont gaiement décorées à l¿italienne par le rose campanile de la remise appartenant au marquis de Frécourt. J¿avais trouvé plus pratique, quand j¿avais pensé que le duc et la duchesse étaient sur le point de revenir, de me poster sur l¿escalier. Je regrettais un peu mon séjour d¿altitude. Mais à cette heure-là, qui était celle d¿après le déjeuner, j¿avais moins à regretter, car je n¿aurais pas vu, comme le matin, les minuscules personnages de tableaux, que devenaient à distance les valets de pied de l¿hôtel de Bréquigny et de Tresmes, faire la lente ascension de la côte abrupte, un plumeau à la main, entre les larges feuilles de mica transparentes qui se détachaient si plaisamment sur les contreforts rouges. À défaut de la contemplation du géologue, j¿avais du moins celle du botaniste et regardais par les volets de l¿escalier le petit arbuste de la duchesse et la plante précieuse exposés dans la cour avec cette insistance qüon met à faire sortir les jeunes gens à marier, et je me demandais si l¿insecte improbable viendrait, par un hasard providentiel, visiter le pistil offert et délaissé. La curiosité m¿enhardissant peu à peu, je descendis jusqüà la fenêtre du rez-de-chaussée, ouverte elle aussi, et dont les volets n¿étaient qüà moitié clos.

  • av Xavier de Maistre
    228 - 240,-

  • av Marcel Proust
    289,-

    Une fois M. de Charlus parti, nous pûmes enfin, Robert et moi, aller dîner chez Bloch. Or je compris pendant cette petite fête que les histoires trop facilement trouvées drôles par notre camarade étaient des histoires de M. Bloch père, et que l¿homme « tout à fait curieux » était toujours un de ses amis qüil jugeait de cette façon. Il y a un certain nombre de gens qüon admire dans son enfance, un père plus spirituel que le reste de la famille, un professeur qui bénéficie à nos yeux de la métaphysique qüil nous révèle, un camarade plus avancé que nous (ce que Bloch avait été pour moi) qui méprise le Musset de l¿Espoir en Dieu quand nous l¿aimons encore, et quand nous en serons venus au père Leconte ou à Claudel ne s¿extasiera plus que surÀ Saint-Blaise, à la Zuecca Vous étiez, vous étiez bien aise.en y ajoutant :Padoue est un fort bel endroit Où de très grands docteurs en droit ... Mais j¿aime mieux la polenta ... Passe dans son domino noir La Toppatelle.et de toutes les « Nuits » ne retient que :Au Havre, devant l¿Atlantique, À Venise, à l¿affreux Lido, Où vient sur l¿herbe d¿un tombeau Mourir la pâle Adriatique.

  • av Marcel Proust
    289,-

    Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur, et avant d¿avoir vu, au- dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qüil faisait. Les premiers bruits de la rue me l¿avaient appris, selon qüils me parvenaient amortis et déviés par l¿humidité ou vibrants comme des flèches dans l¿aire résonnante et vide d¿un matin spacieux, glacial et pur ; dès le roulement du premier tramway, j¿avais entendu s¿il était morfondu dans la pluie ou en partance pour l¿azur. Et, peut-être, ces bruits avaient-ils été devancés eux-mêmes par quelque émanation plus rapide et plus pénétrante qui, glissée au travers de mon sommeil, y répandait une tristesse annonciatrice de la neige, ou y faisait entonner, à certain petit personnage intermittent, de si nombreux cantiques à la gloire du soleil que ceux-ci finissaient par amener pour moi, qui encore endormi commençais à sourire, et dont les paupières closes se préparaient à être éblouies, un étourdissant réveil en musique. Ce fut, du reste, surtout de ma chambre que je perçus la vie extérieure pendant cette période. Je sais que Bloch raconta que, quand il venait me voir le soir, il entendait comme le bruit d¿une conversation ; comme ma mère était à Combray et qüil ne trouvait jamais personne dans ma chambre, il conclut que je parlais tout seul. Quand, beaucoup plus tard, il apprit qüAlbertine habitait alors avec moi, comprenant que je l¿avais cachée à tout le monde, il déclara qüil voyait enfin la raison pour laquelle, à cette époque de ma vie, je ne voulais jamais sortir. Il se trompa. Il était d¿ailleurs fort excusable, car la réalité même, si elle est nécessaire, n¿est pas complètement prévisible. Ceux qui apprennent sur la vie d¿un autre quelque détail exact en tirent aussitôt des conséquences qui ne le sont pas et voient dans le fait nouvellement découvert l¿explication de choses qui précisément n¿ont aucun rapport avec lui.

  • av Honore de Balzac
    228,-

    Dans "Facino Cane et autres scènes de la vie parisienne" d'Honoré de Balzac, l'auteur nous entraîne au c¿ur de la société parisienne du XIXe siècle. À travers une série de scènes et de tableaux vivants, Balzac peint un portrait réaliste et captivant de la vie à Paris, mettant en lumière les différentes couches de la société et les passions humaines qui les animent.Le personnage central, Facino Cane, est un étrange individu aux allures mystérieuses, qui parcourt les rues de Paris avec une présence énigmatique. À travers son regard et ses rencontres avec les autres personnages, Balzac explore les intrigues, les aspirations et les trahisons qui se jouent dans cette grande cité.Chaque scène offre un aperçu unique de la vie parisienne, des salons bourgeois aux quartiers populaires, en passant par les artistes, les politiciens et les courtisans. Balzac dépeint avec finesse les aspirations, les rêves brisés, les rivalités et les compromis auxquels sont confrontés les habitants de cette ville en constante effervescence.À travers une plume élégante et une observation aiguisée, Balzac donne vie à une galerie de personnages complexes et hauts en couleur, offrant ainsi une véritable immersion dans la société parisienne de l'époque. "Facino Cane et autres scènes de la vie parisienne" est un recueil qui capture avec justesse l'essence de cette ville mythique et de ses habitants.

  • av Léonce de Larmandie
    368,-

    "Excelsior" est un poème écrit par Léonce de Larmandie.Le poème "Excelsior" raconte l'histoire d'un jeune homme ambitieux et intrépide qui entreprend un voyage dangereux vers les sommets enneigés des montagnes. Guidé par la devise "Excelsior", qui signifie "plus haut", le protagoniste persévère malgré les obstacles et les dangers qui se dressent sur son chemin. Son courage et sa détermination sont mis à l'épreuve alors qu'il affronte les éléments déchaînés et les pièges mortels de la montagne.Le poème véhicule un message de quête de l'excellence et de la grandeur, symbolisée par l'ascension vers les hauteurs. Il peut être interprété comme une métaphore de la vie humaine, où chaque individu est poussé à atteindre des sommets et à dépasser ses limites pour réaliser ses rêves."Excelsior" est un poème lyrique et inspirant, qui célèbre la volonté humaine et l'esprit d'aventure.

  • av Alphonse Allais
    289,-

    En quel trouble me jeta la lettre que voici, de quelle perplexité s¿agite, à ces confidences, mon esprit désemparé, les gens de c¿ur, les gens d¿élite qui forment la clientèle du Journal le concevront sans peine.« À Monsieur Alphonse Allais, « principal rédacteur du Journal, « 100, rue Richelieu, « Paris.« Monsieur le rédacteur, « La lecture de vos écrits m¿a souvent révélé l¿étroite intimité qui vous lie à la personne de M. Lépine, le bien connu chef de la police parisienne. « Aussi ne saurais-je m¿adresser à meilleur intermédiaire que vous, monsieur le rédacteur, pour projeter sur l¿affaire dite de l¿« homme coupé en morceaux » la lueur destinée à en dissiper les soi-disant épaisses ténèbres. « Peu de jours après la découverte des funèbres débris que vous savez, et devant l¿impuissance policière, certains plaisantins d¿esprit facile rééditèrent l¿antique facétie : « Ne cherchez pas le ou les assassins. Ce garçon-là s¿est suicidé. » « Eh bien, cher monsieur, pour une fois, comme dit Kistmaeckers, les plaisantins d¿esprit facile avaient raison : « Ne cherchez pas le ou les assassins. Ce garçon-là s¿est suicidé. » « Il s¿est suicidé, c¿est-à-dire ¿ précisons ¿ qüil est mort, de sa propre volonté, à l¿exacte minute qüil désirait. « Si ce n¿est pas là du suicide, alors, monsieur le rédacteur, qüest-ce qüil vous faut ? « Comme instrument de son trépas, il ne choisit aucun des stratagèmes personnels jusqüaujourd¿hui d¿usage en telle fin : il préféra la main d¿un ami.

  • av Victor Hugo
    228,-

    "Éviradnus" est un poème écrit par Victor Hugo.Ce poème raconte l'histoire d'Éviradnus, un vieux druide breton, qui tente de sauver sa fille du sacrifice en s'opposant à une armée romaine. Éviradnus résiste à l'envahisseur avec courage et détermination, mais il est finalement vaincu et sacrifié par les Romains. Malgré la défaite, il reste fidèle à sa cause et à ses convictions jusqu'à la fin.Le poème aborde des thèmes tels que la résistance face à l'oppression, la bravoure, la liberté et le sacrifice. Il est écrit avec la verve caractéristique de Victor Hugo, mêlant lyrisme et engagement politique."Éviradnus" est un poème puissant et émouvant qui illustre la lutte pour la liberté et la dignité humaine, et qui reste un exemple intemporel de la poésie engagée de Victor Hugo.

  • av Jean de La Fontaine
    228,-

  • av Alphonse Allais
    289,-

    Positivement, il devenait assommant, ce capitaine de Boisguignard, avec ses éternelles histoires de bonnes fortunes. Et à l¿¿il, vous savez, tout le temps à l¿¿il.Car c¿était sa grande vanité et sa gloire suprême, au capitaine de Boisguignard, de posséder toutes les femmes de L..., sans bourse délier, toutes, depuis la femme du trésorier général jusqüaux petites modistes de la rue Nationale et passant par les dames du théâtre et des domiciles faciles.Comme c¿était une manie chez lui, aucun de ses collègues n¿y faisait plus attention. Parfois, au récit de ses aventures amoureuses, quelqüun risquait :¿ À l¿¿il, naturellement ?Et Boisguignard répondait sans sourciller :¿ Bien entendu.Le soir du dernier Mardi Gras, ces messieurs les officiers avaient joyeusement fêté le carnaval. La gaieté battait son plein, et la Folie agitait ses grelots si vertigineusement qüon aurait juré une sonnerie électrique.Le jeune vicomte de la Folette, sous-lieutenant frais émoulu de Saint-Cyr, lisait tout haut dans l¿Avenir militaire des circulaires apocryphes du général Boulanger qüil inventait avec beaucoup d¿imagination et de sang-froid : « Mon général, à partir du 1er juin, vous voudrez bien veiller à ce que l¿infanterie soit montée. Quant à la cavalerie, dorénavant, elle ira à pied. C¿est bien son tour. Agréez, etc. Signé : Boulanger. »

  • av Honore de Balzac
    289,-

    "Eugénie Grandet" est un roman écrit par Honoré de Balzac en 1833.L'histoire se déroule dans la petite ville de Saumur, en France, au début du XIXe siècle. Eugénie Grandet est la fille unique d'un riche tonnelier, Félix Grandet. Celui-ci est un homme avare et avide d'argent, qui a accumulé une grande fortune au fil des années. Il contrôle étroitement les finances de sa fille et la prive de tout plaisir et de toute liberté, la maintenant dans une vie monotone et austère.Un jour, Charles Grandet, le fils du frère de Félix Grandet, arrive à Saumur après avoir fui Paris et ses créanciers. Il est un jeune homme charmant mais sans le sou. Eugénie tombe amoureuse de lui, mais son père désapprouve cette relation en raison de la pauvreté de Charles. Félix Grandet, soucieux de protéger sa fortune, encourage Charles à épouser une riche héritière, la fille de Monsieur des Grassins.Les événements se précipitent lorsque le père d'Eugénie meurt subitement, laissant derrière lui une immense fortune. Eugénie devient alors l'héritière la plus riche de Saumur. Charles, qui a appris la nouvelle, revient à Saumur pour la reconquérir, mais il découvre qu'Eugénie est maintenant fiancée à un autre homme."Eugénie Grandet" explore les thèmes de l'amour, de l'avarice, de l'argent et des relations familiales. Le roman est considéré comme l'une des ¿uvres les plus marquantes de Balzac et est apprécié pour sa description réaliste de la société provinciale française de l'époque.

  • av Henry Greville
    289,-

    C¿était à l¿heure où les troupeaux rentrent du pâturage ; les vaches paresseuses et les petits veaux inquiets s¿en revenaient lentement à la ville, au milieu d¿un nuage de poussière dorée. Tant qüelle roula dans les rues de Kozlychkine, la petite calèche qui venait de quitter l¿auberge principale n¿eut pas de peine à fendre le courant animé qui venait à sa rencontre ; mais, lorsque les maisons de la grande rue se firent plus rares, le cocher éprouva quelque difficulté à guider ses trois chevaux indociles au milieu de ce flot de bétail lourd et patient. Les vaches s¿arrêtaient devant la porte de leurs demeures, et, poussant des beuglements plaintifs, appelaient leurs compagnes retardataires avant de franchir le seuil de l¿étable ; pour peu que deux ou trois de ces lentes créatures se fussent réunies sur un point de la voie, le passage était totalement obstrué par le reste du troupeau que hâtaient les bouviers armés de longs cornets au son strident, semblables à ces trompettes du jugement dernier qüon voit dans les anciens tableaux. De temps à autre une centaine de moutons passaient sur les contre-allées, le long des maisons, courant comme pris de panique, se culbutant, roulant dans le fossé, puis s¿arrêtaient sans motif et reprenaient leur course folle pour se précipiter, tête baissée, les uns sur les autres, sous la porte étroite et basse de leur bergerie.

  • av Alphonse Daudet
    228 - 289,-

  • av Hector Berlioz
    368,-

    MUSIQUE, art d'émouvoir par des combinaisons de sons les hommes intelligents et doués d'organes spéciaux et exercés. Définir ainsi la musique, c'est avouer que nous ne la croyons pas, comme on dit, faite pour tout le monde. Quelles que soient en effet ses conditions d'existence, quels qu'aient jamais été ses moyens d'action, simples ou composés, doux ou énergiques, il a toujours paru évident à l'observateur impartial qu'un grand nombre d'individus ne pouvant ressentir ni comprendre sa puissance, ceux-là n'étaient pas faits pour elle, et que par conséquent elle n'était point faite pour eux.La musique est à la fois un sentiment et une science; elle exige de la part de celui qui la cultive, exécutant ou compositeur, une inspiration naturelle et des connaissances qui ne s'acquièrent que par de longues études et de profondes méditations. La réunion du savoir et de l'inspiration constitue l'art. En dehors de ces conditions, le musicien ne sera donc qu'un artiste incomplet, si tant est qu'il mérite le nom d'artiste. La grande question de la prééminence de l'organisation sans étude sur l'étude sans organisation, qu'Horace n'a pas osé résoudre positivement pour les poëtes, nous paraît également difficile à trancher pour les musiciens. On a vu quelques hommes parfaitement étrangers à la science produire d'instinct des airs gracieux et même sublimes, témoin Rouget de l'Isle et son immortelle Marseillaise; mais ces rares éclairs d'inspiration n'illuminant qu'une partie de l'art, pendant que les autres, non moins importantes, demeurent obscures, il s'ensuit, eu égard à la nature complexe de notre musique, que ces hommes en définitive ne peuvent être rangés parmi les musiciens: ILS NE SAVENT PAS.

  • av Agnes Strickland
    228,-

    Parmi les illustres captifs condamnés à orner le triomphe que Rome avait décerné à son général victorieux Paulinius, après la défaite des Bretons et de leur reine Boadice, se trouvait le vaillant prince Aldogern et sa jeune fille Alda.Aldogern était proche parent de l'infortunée Boadice, et tenait un rang élevé dans la désastreuse bataille où, pour des siècles de douleur, la lumière de la liberté s'était éteinte dans le sang de ses malheureux compatriotes. Il avait fait en vain des prodiges de valeur; et c'était seulement après avoir vu ses cinq fils tués à ses côtés que lui-même avait été vaincu et fait prisonnier, pendant qu'il défendait le char sur lequel son enfant dernière et bien-aimée, la jeune Alda, était avec ses femmes esclaves, selon la coutume des bretons, qui, dans leurs campagnes, encombraient la marche des membres inutiles de leur famille.Ni les cruelles souffrances de son corps ni les angoisses de son âme ne purent dispenser le malheureux général de la plus vive, de la plus amère de toutes ses douleurs, celle de se voir traîné dans les rues de Rome avec sa fille désolée, pour orner le triomphe de l'orgueilleux vainqueur.La foule, insensible et légère, jouissait de ce spectacle, applaudissant bruyamment, et se pressait avec une avide curiosité pour contempler les sombres et silencieux barbares, ainsi qu'ils appelaient le majestueux chef breton et sa blonde fille. L'air retentissait de leurs acclamations, ils suspendaient des guirlandes sur les autels et aux portiques de tous les temples de la ville, et terminèrent leur journée dans les festins, les excès et l'ivresse, sans égard pour les angoisses qui oppressaient le coeur des malheureux étrangers, dont la présence avait formé une partie si attrayante des pompes du triomphe.

  • av René Pujol
    289,-

    L¿huissier à chaîne cria d¿une voix aiguë : ¿ Monsieur Amédée Pifle !¿Amédée Pifle se leva précipitamment, non sans donner un rude coup de talon sur la cheville de son voisin. Celui-ci se prit aussitôt le pied à pleines mains, comme pour défendre un trésor personnel convoité par des vandales, et son visage exprima une douleur profonde.¿ Je vous demande pardon, balbutia Pifle.En quatre enjambées, il traversa le salon d¿attente et se rua devant l¿huissier solennel.Or, le tapis avait un pli, un petit pli de rien du tout. Ce fut pourtant ce bourrelet minuscule que Pifle heurta du fin bout de sa semelle.Il eut l¿impression qüune force irrésistible lui pesait soudain sur la nuque. Ses longs bras exécutèrent un bref « strudgeon » dans l¿espace, son poing droit rencontra fortuitement le nez de l¿huissier, et Pifle plongea résolument, la tête en avant, confondant sans doute le parquet avec une piscine.

  • av George Sand
    228,-

    C'était une femme de vingtcinq ans, d'une beauté pure et touchante, d'un esprit mur et sérieux, d'une tournure jeune et pleine d'élégance. Au premier abord, cette beauté avait un caractère peutêtre trop chaste et trop grave pour qu'il y eût moyen de mettre, comme on dit, un roman sur cette figurelà. L'extrême douceur du regard, la simplicité des manières et des ajustements, le parler un peu lent, l'expression plus juste et plus sensée qu'originale et brillante, tous ces dehors s'accordaient parfaitement avec tout ce que le monde savait de la vie d'Alice de T Un mariage de convenance, un veuvage sans essai et sans désir de nouvelle union, une absence totale de coquetterie, aucune ambition de paraître, une conduite irréprochable, une froideur marquée et quelque peu hautaine avec les hommes à succès, une bienveillance désintéressée à l'égard des femmes, des amitiés sérieuses sans intimité exclusive, c'était là tout ce qu'on en pouvait dire. Lions et lionnes de salons la détestaient et la déclaraient impertinente, bien qu'elle fût d'une politesse irréprochable, savante même, et calculée comme l'est celle d'une personne fière à bon droit, au milieu des sots et des sottes. Les gens de coeur et d'esprit, qui sont en minorité dans le monde, l'estimaient au contraire; mais ils lui eussent voulu plus d'abandon et d'élan. Quelques observateurs l'étudiaient, cherchant à découvrir un secret de femme sous cette réserve inexplicable; mais ils y perdaient leur science. Cependant, disaientils, cet oeil noir si calme a des éclairs rapides presque insaisissables; ces lèvres qui parlent si peu ont quelquefois un tremblement nerveux, comme si elles refoulaient une pensée ardente; cette poitrine si belle et si froide a comme des tressaillements mystérieux. Puis tout cela s'efface avant qu'on ait pu l'étudier, avant qu'on puisse dire si c'est une aspiration violentée par la prudence, ou quelque bâillement de profond ennui étouffé par le savoirvivre.

  • av Alphonse Daudet
    228 - 289,-

  • av Stéphen Coubé
    228,-

    Par un beau jour ensoleillé du mois de juillet 1908, je me trouvais sur la montagne de Sainte-Odile et, de ce magnifique belvédère, je contemplais l'immense plaine alsacienne qui s'étend à ses pieds à perte de vue. Il était midi, lorsque, soudain, de tous les clochers, de toutes les houblonnières, de tous les bois de sapins, de tous les pieux villages blottis dans la verdure, j'entendis monter la voix des cloches, égrenant joyeusement les notes de l'Angélus. Et je me dis: «Quand donc l'Angélus de la délivrance sonnera-t-il pour l'Alsace? Quand donc l'Ange lui annoncera-t-il que le Sauveur est venu?»Il est venu aujourd'hui le Sauveur. Il est apparu, le drapeau tricolore à la main, sur la crête des Vosges. Il est descendu dans la plaine, un peu trop vite peut-être tout d'abord, au mois d'août 1914. Que voulez-vous? Il était emporté par son c¿ur qui ne mesure jamais le danger. Lorsqu'on apprit que nos soldats avaient arraché les poteaux- frontières, qu'ils s'avançaient vers le Rhin, que leur drapeau avait flotté sur Mulhouse, une explosion de joie souleva toute la France. Elle dut bientôt, il est vrai, s'avouer qu'on ne vient pas à bout en quelques jours, à coups d'enthousiasme, d'une organisation militaire minutieusement préparée pendant quarante-quatre ans. Mais l'espérance et la certitude de la victoire, loin d'avoir diminué, n'ont cessé de croître depuis un an.

  • av Alphonse Allais
    289,-

  • av Arvede Barine
    289,-

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